Hier, le patrimoine appartenait à la vie quotidienne. Aujourd’hui, ce patrimoine a perdu ses fonctions dans la vie sociale. Il est déguisé par de mauvaises rénovations, voire détruit ou oublié.
Sur la commune d’Herbignac, le patrimoine de proximité est important, aussi bien en nombre qu’en qualité.
Les croix, les fours, les moulins, les puits sont en voie de disparition car ils ne sont plus utilisés et pour une majorité peu entretenus.
Aujourd’hui, ces monuments du passé sont inventoriés pour mieux connaître le patrimoine de la commune. Au cours de randonnées, le long des chemins, dans les villages, ce patrimoine est visible et on peut s’imaginer les gestes d’autrefois pour fabriquer le pain ou tout simplement aller chercher de l’eau au puits.
Herbignac présente un patrimoine néolithique assez richeLe dolmen du Riholo.
Edifié au IVe millénaire avant notre ère, au Néolithique moyen, ce monument funéraire ne présente plus qu’une tombe mégalithique, partiellement conservée.
A l’origine, ce monument, composé d’une masse de pierres (cairn) ceinturée de murs devait présenter un aspect comparable au Cairn des Mousseaux à Pornic.
Le dolmen du Riholo a été inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1980.
Menhirs d’Arbourg.
Des impressionnants alignements, il ne reste hélas que peu de choses !
Il existait pourtant à cet endroit un site néolithique de toute première importance décrit par Pitre de Lisle du Dreneuc, conservateur du Musée Départemental d’Archéologie, dans son "Dictionnaire Archéologique de la Loire Inférieure" : "le village d’Arbourg est à 5 kilomètres au sud d’Herbignac… près du village, le terrain descend vers les prairies qui rejoignent l’étang de Pompas ; sur ce versant, on voit les restes encore très importants des alignements d’Arbourg"
En janvier 1899, on pouvait encore compter 57 pierres levées, alignées sur 7 rangs et orientées Sud-Ouest, Nord-Est, et une vingtaine couchées. Les 37 menhirs encore debout en 1968 seront couchés par les bulldozers lors du remembrement :
Ces pierres étaient, à l’origine, implantées par ordre de taille, les plus hautes devaient atteindre plus de 3 mètres et, pour certaines, la pointe fichée en terre et la base en l’air, comme à Carnac.
Des alignements plus modestes ont aussi existé, tels que sur le site de Kerangélique où des blocs sont encore visibles, ainsi qu’entre Langâtre et Kerguimas.
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