Le parc naturel régional
de Brière (PNRB), à
une superficie totale de 49 000 hectares.
Il a été créé en 1970 à la suite d'une étude faite par un chargé
de mission en1966 qui montrait une dégradation des marais (prolifération
de certaines plantes, pression touristique, anarchie architecturale)
et la volonté des élus locaux de préserver ce milieu
naturel diversifié.
Il est
composé de 4 Marais :
- Mès
- Donges
- Gde Brière Mottière
- Brivet
D'ailleurs
autrefois la Brière s'appelait les Brières sûrement
à cause des différents marais.
Au Sud ouest de la commune on retrouve les Marais du Mès et
au Nord est les marais du Brivet.
La
Brière, quelle histoire ?
Autrefois,
les Briérons vivaient en quasi autarcie dans les marais. Longtemps,
ils y ont puisé leur subsistance, en pêchant et chassant
pour la nourriture, en coupant les roseaux pour couvrir leurs maisons,
en extrayant du sol cette tourbe qui constituait l'unique combustible
et en pratiquant l'élevage.
L' une
des particularités de la Brière tient dans le statut juridique
du Marais de Grande Brière Mottière. Ce dernier est en
effet la propriété indivise des habitants des 21 communes
riveraines. Il ne s'agit pas là d'un privilège récent.
C'est
en 1461, date mémorable pour
les Briérons où le Duc de Bretagne, François II,
reconnut officiellement ce qui était déjà une coutume
bien établie, et que sa fille, la Duchesse Anne de Bretagne ratifiera
par écrit, à savoir : "la propriété,
possession, jouissance communes et publiques des marais de Brière
aux habitants des paroisses riveraines".
Pourtant peu à peu, le mode de vie a changé. Les Briérons
ont progressivement délaissé leur marais pour trouver
des emplois dans les industries de la région nazairienne. Cette
mutation a été préjudiciable pour les marais.
Aujourd'hui
encore, les Briérons continuent à jouir de cette propriété
et à gérer eux-mêmes leur marais mais la seule différence
est que chacune des 21 communes riveraines désigne un représentant
pour siéger au sein de la Commission Syndicale de Grande Brière
Mottière, seul organisme gestionnaire du marais indivis en collaboration
avec le Parc naturel Régional de Brière qui permet la
sauvegarde du patrimoine naturel et notamment des zones humides qui
couvrent presque la moitié du territoire.
La "Fête de la Tourbe",
chaque année au 15 Août rappelle aux générations
actuelles les gestes dautrefois.
Les
marais, un milieu naturel riche
La
commune d'Herbignac est englobée dans le Parc
Naturel Régional de Brière (au Nord)
Cette zone de marais est essentiellement constituée de roselières
et prairies humides qui se comblent peu à peu par les saules
et les roseaux.
En Brière, il existe trois types de milieux : les
roselières, les piardes et copis et les prairies humides.
Les
Roselières prolifèrent
Les
roselières comme vous pourrez
le voir dans les Crolières sont de plus en plus envahissantes
et petit à petit sont comblées par le Saule cendré qui
reprend sa place car il ne faut pas oublier qu'il y a 5000 ans, la
Brière était une gigantesque forêt dont on retrouve
les vestiges : troncs d'arbres ,au bois noir très dur ,appelés Morta.
La surface des roselières est souvent émaillée
d'anciennes fosses d'extraction de tourbe appelées
des piardes, ce
sont des plans d'eau peu profonds qu'on trouve essentiellement au cur
de la Brière dan les marais de grande Brière Mottière.
La densité de ces trous est parfois la cause de l'abandon du
milieu, alors difficile à exploiter.
Aujourd'hui,
le roseau est utilisé pour la couverture des chaumières ou
en litière pour les animaux, cependant, les espaces ainsi
exploités sont minimes. C'est un milieu qui tend à se
refermer mais qui accueille de nombreuses espèces :
animales
:
- mammifères : Rat des
moissons, Ragondin ( introduit en Europe pour sa fourrure), Sanglier.
- oiseaux : La Mésange
à moustache, le Busard des roseaux, Le Héron cendré,
Le Troglodyte mignon
- et nombreux
batraciens.
végétales
: Renoncule grande douve, Pigamon jaune, Butome, Roseau,
Scirpe des lacs, Carex, Iris Faux acore, Hottonie des marais
.
Les
prairies humides, milieu à protéger
On
n'observe pas de piardes dans ce secteur mais il y a des
prairies humides qui tendent à disparaître par
manque de fauchage et de pâturage. Cependant, aujourd'hui grâce
à la mise en place de projets, une partie de ces prairies est
sauvegardée. Il existe une diversité
de la flore (La Linaigrette,
la Thorelle, la Pesse d'eau, le Scirpe à nombreuses
tiges, le Millepertuis des Marais, l' Orge maritime)
et de la faune (la Belette,
l' Hermine, le Renard, le Lièvre d'europe).
Alternativement inondées et exondées, les prairies humides
jouent un rôle primordial pour l'avifaune.
En
période d'hivernage, c'est une zone
d'alimentation pour les anatidés (Canards siffleurs
et Sarcelles d'hiver). Au début du printemps, c'est aussi
une zone de stationnement pour
le Chevalier combattant, la Barge à queue noire
et le Courlis corlieu.
Enfin, l'entretien des prairies permet le maintien de la Bécassine
des marais, la Barge à queue noire, le Chevalier combattant (seul
site français de nidification actuellement connu) et d'une
espèce en voie de disparition le Râle des genêts.